LONTO HAMANI BOUBACAR

 

La Coalition des Associations, des Syndicats et des ONG pour la campagne Education Pour Tous au Niger (ASO /EPT Niger) a organisé du 27 au 28 mars 2024 à Niamey, une formation sur l’Education inclusive et sensible au genre à l’intention des acteurs de la société civile. Cette initiative rentre dans le cadre de la phase 2024-2026 du projet du Fonds Eduction out Loud financé par OXFAM IBIS et le Partenariat Mondial de l’Education (PME). Elle vise spécifiquement à familiariser et sensibiliser les structures membres de la Coalition ASO/EPT Niger et alliées de la société civile sur le genre et l’inclusion ; à renforcer la prise en compte du genre et de l’inclusion dans les actions de plaidoyer de la société civile active en éducation ; à réduire les discriminations de genre en faveur d’une éducation inclusive pour tous les citoyens et à renforcer le suivi des acteurs de la société civile des politiques éducatives sensibles au genre.

Le président de la Coalition ASO/EPT Niger, M. Almoustapha Moussa IDE, a présidé la cérémonie de l’ouverture des travaux, en présence des membres du Conseil d’Administration de la Coalition, les représentants des structures membres et plusieurs autres invités.

Pour le président de la Coalition ASO/EPT Niger, la participation des organisations de la société civile à cette importante formation traduit à suffisance non seulement leur ferme engagement à œuvrer pour une éducation inclusive et sensible au genre, mais aussi leur profond attachement aux valeurs et principes de l’égalité sociale et à la promotion d’un développement humain durable au Niger. Il a aussi affirmé que la présente initiative dénote la haute importance que sa structure accorde au rôle des organisations de la société civile dans l’amélioration de la réponse aux besoins en éducation des femmes et autres groupes marginalisés qui sont loin de jouir suffisamment de ce droit fondamental.

De même, « comme l’on peut aisément s’en apercevoir, la présente rencontre est également une vive invite aux acteurs de la société civile à s’investir davantage pour garantir aux groupes de personnes marginalisées, l’accès aux établissements d’enseignement et aux processus d’éducation », a indiqué M. Almoustapha Moussa IDE.

Et, selon le président de la Coalition ASO/EPT Niger, plus qu’une nécessité, l’éducation inclusive sensible au genre est une urgence au Niger. « En effet, outre le fait d’être un droit fondamental de chaque enfant, adolescent et adulte, l’éducation a la capacité intrinsèque d’instaurer dans un pays une citoyenneté active largement favorable à l’autonomisation des individus et communautés, à la consolidation de la bonne gouvernance ainsi qu’à la promotion et la culture de la paix, entre autres », a-t-il expliqué. « Mais, force est de constater que, malgré les multiples efforts déployés de part et d’autre, les femmes et les personnes handicapées, deux groupes de personnes dont l’importance en nombre et en potentialité ne fait l’ombre d’aucun doute, continuent malheureusement d’enregistrer les plus faibles taux de scolarisation de notre pays, en raison de plusieurs facteurs discriminatoires dont des pesanteurs socioculturelles », a déploré M. Almoustapha Moussa IDE. « Par ailleurs, l’insécurité qui sévit depuis plusieurs années dans nombreuses parties du pays, constitue un autre grand facteur qui prive plusieurs milliers de jeunes nigériens de leur scolarité », a-t-il ajouté. Enfin, le président de la Coalition ASO/EPT Niger a exhorté l’ensemble des participants à s’atteler rigoureusement à leurs tâches, avant de déclarer ouverts les travaux.

BHL

Le mardi 26 mars 2024, les nigériens ont appris certains avec soulagement, d’autres avec inquiétude, que leur président, le Général de Brigade Abdourahmane TIANI a eu un entretien téléphonique avec le président russe, Vladimir Poutine. A défaut de se rendre physiquement à Moscou, le câble a servi de trait d’union entre nos deux (2) Chefs d’Etat. Cet entretien téléphonique a visiblement valeur d’audience entre TIANI et POUTINE et pour cause, même si on ne connait pas qui était aux côtés du président russe dans son bureau du Kremlin, en revanche à Niamey dans le bureau présidentiel, il y avait aux côtés du Chef de l’Etat, les hommes clés du régime : les Généraux Salifou Modi et Mouhamed Toumba, le premier ministre Mahamane Lamine Zeine, le Ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou SANGARE et la ‘’mémoire’’ du président TIANI, son directeur de Cabinet, Dr Soumana Boubacar.

Selon une dépêche lue sur les antennes de la Radiodiffusion et Télévision du Niger (RTN), après les salamalecs, les échanges ont tourné autour de la coopération sécuritaire entre nos deux (2) pays et sur un projet de coopération stratégique multisectorielle. Mais, c’est surtout un journaliste d’une chaine russe dépêché à Niamey pour la circonstance qui nous apprend le ‘’contenu secret’’ de l’entretien, entretien qui, selon lui, a porté sur la coopération internationale, mais également dans le domaine de l’éducation, de la médecine, et sur le complexe militaro-industriel.

Cet entretien, téléphonique soit-il, tient à cœur, comme on le constate, la Russie de Vladimir POUTINE. L’envoyé spécial de cette chaine russe a montré dans son reportage des images de l’ambassade de France au Niger qui porte encore les stigmates des échauffourées des mois de juillet et aout derniers. Le reportage en langue russe sous-titré en français se termine avec une annonce certainement pour les téléspectateurs russes, que « le Niger a envie de trouver des Etats qui n’ont pas peur de construire un véritable partenariat. Et la Russie est prête à tendre une main à l’amitié, chose particulièrement importante, après la dénonciation des accords militaires avec les Etats-Unis d’Amérique ».

Voici qui est bien dit, sauf que, 24 heures seulement après cet entretien, l’oncle Sam, fort de la mésaventure gauloise et pour ne pas laisser le champ libre aux russes, a préféré être méthodique et pragmatique. En effet, ce mercredi, dans la matinée, l’ambassadrice des Etats-Unis au Niger, Mme Fitzgibbon, a au cours d’une audience avec le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur (pas avec le Ministre des affaires étrangères) fait comprendre que son pays prend acte de la décision du CNSP, que son pays reviendra bientôt avec un projet qui sera discuté avec la partie nigérienne. En outre, elle a réaffirmé la disponibilité des USA à toujours œuvrer aux côtés du Niger à travers l’accompagnement des projets de développement par l’USAID. Joli coup politique et médiatique pour les américains qui semblent dire aux nigériens que quoi qu’il advienne, ils seront là à leurs côtés dans le cadre du développement de leur pays.

Comme je l’écrivais plus haut, si certains sont soulagés de savoir que le CNSP a enfin choisi de mettre le cap à l’Est comme les deux autres Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), pour d’autres par contre, l’inquiétude est grande, même si les propos tenus par l’ambassadrice américaine lors de son audience avec le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Mohamed Toumba, soient rassurants. Dans tous les cas, le choix du CNSP semble définitif. Demandons simplement aux autorités nigériennes d’être plus à l’écoute de leur peuple et assumons ce choix avec elles, car comme le dit un vers d’une chanson nigérienne très populaire : « Kasan Niger babu waré, ku tashi muyi kishin kasan mu taré ». 

Tradam

Beaucoup de nigériens défilent, depuis un certain temps, à la Commission de la Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale (COLDEFF) pour diverses raisons. Certains en sortent avec une obligation de revenir dans quelques jours pour payer, d’autres continuent directement à la case prison. Etant dans le premier lot, votre serviteur que je suis a rendez-vous ce matin à la COLDEFF, avec la possibilité de continuer dans les geôles de cette institution, car n’étant pas en mesure de payer les 1.500.000 FCFA que me réclame son Secrétaire Général. Mais, de quoi s’agit-il au fait ?

Il y a un peu plus de dix (10) ans, l’Hebdomadaire « le Canard libéré » dont je suis le fondateur et le Directeur de publication, proposait à l’ARTP, actuel ARCEP, la réalisation de publi-reportages sur ses objectifs et missions ainsi que sur la perception et l’utilité de cette structure aux yeux des utilisateurs de la téléphonie cellulaire. Qui dit publi-reportage dit nécessairement rémunération. C’est dans ce cadre que le Canard libéré a proposé une facture de cinq (5) millions sur trois (3) mois, soit douze (12) publi-reportages.

En définitif, la direction de l’ARTP a réduit la facture de cinq (5) à trois (3) millions pour la même période d’activité. Un premier chèque de 1.500.000 FCFA a été émis au nom de Canard libéré, et un deuxième chèque a également été émis. Cinq (5) ans plus tard, soit en 2017, une inspection effectuée au niveau de l’ARTP accuse monsieur ‘’Tradam’’ d’avoir touché le chèque en lieu et place de Canard libéré. L’inspecteur, semble-t-il, demande un remboursement des deux (2) chèques.

Aujourd’hui, sept (7) ans après, les résultats de l’inspection refont surface. C’est dans ce cadre que je me suis retrouvé le lundi 18 mars 2024 dans les locaux de la COLDEFF, précisément dans le bureau de son Secrétaire Général pour m’entendre dire que je dois rembourser au plus tard aujourd’hui, jeudi, la somme de 1.500.000 FCFA. 

Passer l’étonnement, je lui pose la question de savoir, s’il a les copies des chèques en sa possession, car de mémoire, je ne me rappelle même plus si les chèques ont été émis au nom du Canard libéré ou de Tradam, comme il le dit, en lui faisant comprendre que Tradam n’est ni une société, ni un nom, mais plutôt un acronyme, donc impossible à libeller sur un chèque. Sa réponse fut : « non ». Je lui pose aussi la question de savoir s’il connait le lien qu’il y a entre le Canard libéré et Tradam. Sa réponse fut également : « non ».

De même, je lui rappelle le principe élémentaire d’une inspection, d’être à charge et à décharge, en lui disant que, n’eut été aujourd’hui (ndlr : le lundi 18 mars 2024), je n’ai jamais eu vent d’une quelconque inspection qui m’incrimine et cela depuis sep (7) ans. Dans sa réponse, il reconnait lui-même le principe du contradictoire lors d’une inspection. Il ajoute, comme pour me compléter, que le demandeur de l’inspection n’a pas, pour des raisons propres à lui, jugé utile d’engager des poursuites, d’où son classement sans suite.

Et, pour mettre fin au débat qui est en train de s’installer entre lui, moi et un de ses agents, il annonce qu’en principe, il n’y a même pas à polémiquer entre nous. Leur principe de travail est simple : j’ai été indexé dans un rapport, je dois payer, un point, un trait. Libre à moi, si je veux par la suite, de poursuivre l’Etat. Je lui fais comprendre, malgré tout, que le Journal dont il est question ici, à savoir le Canard libéré, a cessé de paraitre depuis 2014, et même celui qui l’a remplacé en 2017, le Matinal, bat de l’aile entre le manque de publicité, les arriérés de salaire et de nombreux mois d’arriéré de loyer,  ajoutés à la situation actuelle du pays, je ne vois aucune possibilité de lui trouver 1.500.000 FCFA qui est du reste un dû pour le Canard libéré dont je suis le fondateur et le Directeur de publication.

En écrivant ces quelques lignes, mon objectif est d’abord de déplorer la manière dont on a procédé (surtout dans mon cas) et ensuite, d’expliquer moi-même les raisons qui m’auraient éventuellement amené dans les geôles de la COLDEFF afin d’éviter les rumeurs, les spéculations, les interprétations de mauvaise foi, les ragots qui font que toute personne convoquée par la COLDEFF est perçue comme un ‘’ voleur’’ et un ‘’détourneur de biens publics’’.

Tradam

     

Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale des droits des femmes, la section nigérienne de l’Internationale de l’Education (IESNI), à travers le Réseau des Enseignantes Syndicalistes de l’Afrique de l’Ouest (RESAO Niger), a organisé ce samedi 8 mars à Niamey, une Conférence-débat sur le thème : « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », thème retenu pour l’édition 2024 de ladite journée. Cette rencontre initiée avec l’appui de la Coalition des Associations, des Syndicats et des ONG pour la campagne Education Pour Tous au Niger (ASO /EPT Niger), vise à offrir aux militantes des syndicats membres de l’IESNI l’occasion de réfléchir, d’échanger et de se mobiliser pour l’égalité de genre.

Le président de la Coalition ASO/EPT Niger, M. Almoustapha Moussa IDE, a présidé la cérémonie de l’ouverture des travaux en présence du Coordinateur de l’IESNI, de la présidente du RESAO Niger, des Secrétaires Généraux des syndicats membres de l’IESNI, et de plusieurs autres invités.

Dans son mot de bienvenue, la présidente du RESAO, Mme Abdou Sidikou Hamsatou, a rappelé que le 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. Aussi, après avoir rappelé le thème choisi pour la commémoration de cette Journée, elle a indiqué qu’il s’agit de lever l’un des principaux obstacles à la réalisation de l’égalité de genre, notamment la question du financement. Selon la présidente du RESAO, le progrès en faveur des femmes profite à tous, c’est pourquoi il faut mettre fin à la pauvreté. « La Conférence-débat d’aujourd’hui nous permet d’aborder cette thématique des droits des femmes et le thème de cette année. Nous devons mener des discussions franches et sincères afin de dégager des actions futures dans le but de lutter efficacement pour l’égalité de genre », a-t-elle annoncé.

De son côté, le Coordonnateur de l’IESNI, M. Laouali Issoufou, a estimé que cette activité sera certainement mise à profit pour faire l’état de lieux des droits des femmes au Niger, et envisager les actions à mener pour promouvoir l’égalité de genre. « L’importance de cette journée et des exposés retenus inciteront certainement les participants à cette Conférence-débat à de nombreuses interventions et de multiples questionnements. Les débats qui y découleront vont sans nul doute apporter des réponses à ces différentes questions », a-t-il laissé entendre.  

Pour sa part, dans l’allocution qu’il a consacrée à l’ouverture des travaux, le président de la Coalition ASO/EPT Niger, M. Almoustapha Moussa IDE, a relevé que le thème de l’édition 2024 de la Journée internationale des droits des femmes interpelle les décideurs politiques, les partenaires de développement et tous les autres acteurs, sur la nécessité impérieuse de s’engager davantage au profit des femmes et des filles dont la contribution est essentielle à l’atteinte des différents Objectifs de développement durable, de par l’importance de leur nombre et la prépondérance de leur rôle.

Selon M. Almoustapha Moussa IDE, de toute évidence, il ne peut y avoir de développement durable dans un monde où les femmes, beaucoup plus que les autres, continuent de subir de manière inacceptable les affres de l’extrême pauvreté, de la discrimination, de l’exclusion, des violences basées sur le genre, des effets du changement climatique et de l’insécurité armée, entre autres.

Dans le même ordre d’idée, le président de la Coalition ASO/EPT Niger a rappelé et salué le profond engagement, la résilience légendaire et le dynamisme particulier dont les femmes nigériennes ont vaillamment fait montre dans le combat pour une souveraineté nationale intégrale, au lendemain des évènements du 26 juillet 2023.

Par ailleurs, pour M. Almoustapha Moussa IDE, en cette journée spécialement dédiée à la femme, la Coalition ASO/EPT Niger ne peut se permettre d’occulter la contribution significative des laborieuses enseignantes en matière d’éducation inclusive au Niger. Ainsi, « je saisis cette occasion pour rendre solennellement, au nom de la Coalition ASO/EPT, un hommage hautement mérité à toutes les femmes enseignantes qui, malgré les multiples défis auxquels elles sont confrontées dans l’exercice de leur métier, ont contribué efficacement au développement de la scolarisation des filles », a-t-il affirmé.   

Enfin, il a réitéré l’entière disponibilité de la Coalition ASO/EPT Niger à accompagner l’IESNI dans ses initiatives louables en faveur d’une éducation inclusive de qualité au Niger, avant de déclarer ouverts les travaux de la rencontre.

Boubacar Hamani LONTO

Avec l’appui financier de la Coalition des Associations, des Syndicats et des ONG pour la campagne Education Pour Tous au Niger (ASO /EPT Niger), le Comité de Veille Citoyenne (CVC) Niamey II a organisé ce samedi 2 mars 2024 à Niamey, un Dialogue multi-acteurs regroupant 25 participants composés de membres des CVC, d’élus locaux, de chefs coutumiers, de responsables éducatifs, de représentants des syndicats d’enseignants et élèves, de parents d’élèves. Cette initiative vise à proposer aux prochaines assises nationales des recommandations destinées à contribuer à l’amélioration de l’éducation de tous les enfants même en situation d’urgence. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par l’Adjoint du Maire de la Commune Niamey II, M. Saley Seydou, en présence des élus locaux, du Président de la Coalition ASO/EPT Niger, des responsables syndicaux, des représentants de parents d’élèves, des représentants des élèves et de plusieurs autres invités.

Il s’agit pour les participants à ce Dialogue multi-acteurs d’échanger sur les véritables problèmes qui minent le pays et en particulier l’école nigérienne, de proposer des solutions pertinentes pour le bien être des élèves et le développement économique et sociale à travers l’éducation et d’amener les différents acteurs intervenant dans le secteur de l’éducation à s’engager et contribuer dans l’organisation des assises nationales.

Dans l’allocution qu’il a prononcée lors de cette rencontre, le Président de la Coalition ASO/EPT Niger, M. Almoustapha Moussa IDE, a rappelé que depuis le 26 juillet 2023, le Niger est rentré dans une phase décisive de son histoire. Ainsi, au cours de cette transition, les différentes couches socioprofessionnelles vont se retrouver pour définir ensemble les nouvelles orientations de ce pays longtemps confronté à d’énormes défis d’ordre sécuritaire, économique, et éducatifs, entre autres. « Les assises nationales annoncées sont d’une importance capitale pour le Niger, en ce sens qu’elles auront, entre autres, à proposer des réponses à ces multiples défis, en prélude aux visées de développement durable pour le pays », a souligné M. Almoustapha Moussa IDE.

Selon le Président de la Coalition ASO/EPT Niger, la refondation objective d’une nation implique incontestablement l’insistance sur un système éducatif performant à tout point de vue. L’Education a un rôle prépondérant dans le développement et l’avenir de tout pays, et eu égard à cela, elle doit être inscrite en priorité parmi les politiques publiques.

« En effet, il est admis, vérifié et expérimenté que l’éducation est un puissant vecteur de développement et l’un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté, d’élever le niveau de santé, de promouvoir l’égalité et de faire progresser la paix et la stabilité, entre autres », a-t-il notifié. Pour M. Almoustapha Moussa IDE, à elle seule, une éducation de qualité réunit à long terme les réponses à tous les défis. Et l’Education, en tant que droit fondamental, doit être pour tous. « Autrement dit, la qualité de l’Education part de son caractère inclusif », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le Président de la Coalition ASO/EPT Niger a évoqué les défis auxquels est confronté l’Education nigérienne, pour donner une mesure des efforts qui, au Niger, restent encore à déployer dans le domaine. Par la même occasion, il a mis en évidence la nécessité voire l’urgence de réflexions pertinentes permettant de recommander aux prochaines assises nationales, des solutions efficaces pour une Education inclusive de qualité servant de bases solides à un Niger souverain et prospère. M. Almoustapha Moussa IDE n’a pas manqué d’exhorter l’ensemble des participants à ce dialogue multi-acteurs à s’investir pleinement pour que les résultats de la rencontre soient à la hauteur des attentes.

BHL

Les travaux du Programme ministériel de Global system communications mobile (GSMA) se sont ouverts ce lundi 26 février 2024 à Barcelone en Espagne. Le Niger est représenté à ce grand rassemblement mondial de décideurs et de dirigeants de l'industrie dans le domaine de l'économie numérique, par le Ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie Numérique, M. Sidi Raliou Mohamed. Il était accompagné dans ce déplacement par le Directeur Général de l’Autorité de régulation des communications et des postes (ARCEP), le Colonel-Major Idrissa Chaibou Chakaraou, le Conseiller technique du Ministre en charge de la communication, M. Soumaila Abdoulkarim et le Directeur des réseaux des services des communications électroniques, Massaoudou Tahirou.

Cet évènement qui regroupe chaque année les Ministres, les responsables des Autorités de réglementation, les décideurs politiques, les PDG de l'industrie mobile et les Hauts représentants d'Organisations internationales, sert de plateforme pour partager les connaissances et faire évoluer les questions prioritaires en matière de politique et de réglementation.

Selon les organisateurs, l’édition de 2024 a réuni quelques 2.400 exposants et environ 1.000 intervenants dont le président de Microsoft, Brad Smith, et le PDG-fondateur de Dell, Michael Dell, entre autres. A cette rencontre qui intervient dans un contexte de paysage technologique en évolution exponentielle, il s’agit pour les figures du domaine numérique, de définir des perspectives et des stratégies relatives à l’expansion mondiale de la 5G, l’intelligence artificielle, l’inclusion numérique et l’action climatique, en vue de stimuler la croissance des économies et sociétés numériques.

Notons qu’en marge du Programme ministériel de Global system communications mobile, le Ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie Numérique a rencontré les responsables de Starlink, un fournisseur d’accès à internet par satellite.  Lors de cette rencontre qui s’est déroulée en présence du Colonel-Major Idrissa Chaibou Chakaraou, les échanges ont porté sur la régularisation des activités de Starlink au Niger. A cet effet, une réunion en ligne est prévue par les experts des deux (2) parties, en vue d’amorcer le processus.

M. Sidi Raliou Mohamed s’est également entretenu avec la présidente de l’Autorité de régulation des noms des domaines sur internet (ICANN), Mme Sally Costerton. A cette occasion, la présidente de l’ICANN a invité le Niger à participer aux discussions de l’Organisation sur la gouvernance de l’internet. Il s’agit pour notre pays d’y présenter les opportunités et défis que rencontrent les acteurs et l’Etat pour lutter contre la facture numérique, avec une population dont plus de 70% a moins de 25 ans et moins de 20% vit en milieu urbain.

Pour rappel, l’Association Mondiale des Opérateurs Télécoms ou Global system communications mobile (GSMA) regroupe près de 750 opérateurs et fabricants du secteur des télécoms. Elle unifie l'écosystème mobile dont l'objectif est de découvrir, développer et offrir des innovations fondamentales pour des environnements commerciaux positifs et des changements sociétaux. La vision de la GSMA consiste à libérer toute la puissance de la connectivité afin que les personnes, l'industrie et la société prospèrent.

Source : Autres Presses

Le Conseil d’Administration du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) a organisé le vendredi 9 février 2024 à Niamey, une cérémonie de présentation de la distinction honorifique du Secrétaire Exécutif du ROTAB, M. Ali Idrissa NANI. Cette Reconnaissance a été décernée au Secrétaire Exécutif du ROTAB à la réunion de Stratégique de Bruxelles, après neuf (9) ans passés au Conseil d’Administration de Publish what youp ay international et cinq (5) ans au Conseil d’Administration de ITIE International. La cérémonie a été présidée par le Président du Conseil d’Administration du ROTAB, M. Almoustapha Moussa IDE, en présence des autorités politiques, des acteurs de la société civile, des membres du Conseil d’Administration du ROTAB et de plusieurs autres personnalités.

Dans l’allocution qu’il a consacrée à la cérémonie, M. Almoustapha Moussa IDE a indiqué que la Reconnaissance internationale décernée à M. Ali Idrissa NANI, est une distinction de haute marque pleinement méritée qui honore le Conseil d’Administration, l’ensemble des Structures membres et les Partenaires techniques et financiers du ROTAB, les Organisations de la société civile qui œuvrent pour la défense des droits humains, ainsi que tous les citoyens épris de justice sociale. « Le Conseil d’Administration du ROTAB, à travers ma voix, tient à féliciter vivement l’heureux récipiendaire et à réitérer l’entière disponibilité de notre organe à accompagner le Secrétaire Exécutif permanent dans l’accomplissement de sa noble mission », a annoncé M. Almoustapha Moussa IDE.     

Aussi, « l’honneur m’échoit également de s’exprimer au nom du Conseil d’Administration du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB), pour vous rendre un hommage hautement mérité, vous qui, pendant plusieurs décennies, vous êtes pleinement consacrés à faire appliquer et faire respecter la législation nationale et communautaire en matière d’exploitation de ressources naturelles », s’est-il adressé au Secrétaire Exécutif du ROTAB. « De même, vous avez inlassablement œuvrer à amener l’Etat et ses partenaires à respecter les engagements pris dans le cadre de l’ITIE et à tenir compte des générations futures dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles », a-t-il ajouté.

De même, selon M. Almoustapha Moussa IDE, en assumant cette lourde responsabilité à la tête du ROTAB, M. Ali Idrissa NANI a abusivement fait l’objet d’intimidation, de harcèlement et même de détention arbitraire et emprisonnement, entre autres. Mais, profondément engagé à défendre la légalité, l’équité, et extrêmement soucieux du bien-être des laborieuses populations, le Secrétaire Exécutif du ROTAB a fait montre de persévérance, de courage et d’abnégation avec tout le sens du devoir et le sens du travail bien fait qui le caractérisent. « Vous avez bravé les risques et périls, vous avez vaillamment transcendé les multiples difficultés, vous avez consenti tous les sacrifices qui s’imposent, pour accomplir dignement la mission salutaire qui vous est dévolue », a rappelé le Président du Conseil d’Administration du ROTAB, s’adressant à M. Ali Idrissa NANI.

Pour M. Almoustapha Moussa IDE, l’intégrité avec laquelle le Secrétaire Exécutif du ROTAB accomplit cette noble mission, fait de lui une légende en matière de défense des droits humains au Niger, en Afrique et à l’échelle mondiale. « Toute chose que vient, d’ailleurs, confirmer le témoignage de reconnaissance que nous célébrons solennellement aujourd’hui », a conclu le Président du Conseil d’Administration du ROTAB, tout en invitant l’assistance à offrir à M. Ali Idrissa NANI un tonnerre d’applaudissement en guise de félicitation.

 

Boubacar Hamani LONTO

A travers deux circulaires en date du 21 février 2024, la Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Professionnel et de la Promotion des Langues Nationales, Dr Elisabeth Shérif, a donné aux responsables du niveau déconcentré, des instructions fermes destinées à régulariser les activités culturelles en milieu scolaire ainsi que le contenu pédagogique et les sensibilisations dispensés dans les établissements.

Dans l’une des circulaires, Dr Elisabeth Shérif, tout en reconnaissant le loisir comme droit fondamental de l’enfant, a instruit tous les responsables du niveau déconcentré à suspendre l’organisation des kermesses dans tous les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national, jusqu’à nouvel ordre. La Ministre a également notifié que toutes les activités culturelles organisées dans le cadre scolaire doivent dorénavant faire l’objet d’une approbation préalable. « Les contrevenants s’exposeront à la rigueur des textes en vigueur », a averti Dr Elisabeth Shérif. Selon le document, ces mesures sont motivées par le constat que, depuis un certain temps, les activités culturelles donnent lieu à des pratiques qui contribuent à la dépravation de nos mœurs.    

Par ailleurs, « il m’a été donné de constater que des ONG et Projets organisent des formations et introduisent dans nos établissements, en toute liberté, des contenus qui vont, parfois, à l’encontre de nos us et coutumes », a mentionné la Ministre dans l’autre circulaire. « Pour remédier à cette situation qui devient de plus en plus préoccupante, le Ministère tient à rappeler que les contenus à enseigner dans nos établissements sont les prérogatives exclusives du Ministère. Et l’introduction d’un contenu sans l’accord préalable du Ministère relève de l’anarchie et constitue une violation des textes et règlements en vigueur », a-t-elle poursuivi. « Par conséquent, tous les acteurs doivent impérativement avoir l’autorisation du niveau central avant d’introduire toute innovation ou d’entreprendre des séances de sensibilisation dans nos établissements scolaires », a notifié Dr Elisabeth Shérif. « Les services déconcentrés sont tenus de veiller au respect de cette instruction et aucun écart ne sera toléré », a-t-elle également averti.

Outre la dépravation des mœurs, la consommation des drogues et stupéfiants ainsi que les crimes sont également des fléaux qui minent le milieu scolaire. L’ensemble de ces pratiques qui jurent d’avec nos us et coutumes constitue une véritable menace pour l’avenir de la jeunesse et, par conséquent, compromettent sérieusement l’atteinte des objectifs du développement durable dans notre pays. Toute chose qui met en évidence l’urgence d’une synergie de tous les acteurs pour mieux assainir le milieu scolaire, afin de garantir au Niger de demain des citoyens à même de le prendre en charge.

Boubacar Hamani LONTO

C’est en principe ce weekend que les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays encore membres de la CEDEAO vont se réunir à Abuja au Nigéria, pour examiner la levée des sanctions qui frappent injustement notre pays. A l’initiative du président togolais, Faure GNASSINGBE, la réunion d’Abuja prévue ce weekend a aussi vu l’implication personnelle de l’un des rares pères fondateurs encore en vie de la CEDEAO en l’occurrence le Général Yakubu Gowon, à l’époque président de la République fédérale du Nigéria.

Ce dernier a, dans une lettre adressée aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Espace CEDEAO, demandé la levée de toutes les sanctions imposées au Burkina Faso, à la Guinée, au Mali et au Niger, le retrait par les trois (3) pays de l’AES de leurs préavis de sortie de la CEDEAO. Il demande enfin dans sa missive aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de discuter de l’avenir de la communauté, de la sécurité, et de la stabilité régionale dans le contexte géopolitique actuel. Belle initiative, s’il en faut. Mais, quelle est sa chance de réussite ?

A analyser de près, les trois (3) pays de l’AES sont déjà dans une autre logique. Et le Niger, même s’il est intéressé par la levée des sanctions économiques et financières imposées par l’UEMOA à la suite de la CEDEAO, plus que ses deux (2) autres voisins, semble avoir fait le deuil de cette communauté. En effet, le Niger du Général Tiani, un temps sous la pression de la CEDEAO, avait prévu tenir à la hâte un Forum devant permettre de déboucher sur un calendrier et un contenu pour notre transition.

Aujourd’hui, libérés de cette pression, et dans quelques jours, de celles commerciales, économiques et financières, le CNSP et le Gouvernement doivent se réarmer pour proposer aux nigériens une véritable voie de sortie de crise. En effet, si les nigériens ont été résilients et ont accepté toutes les difficultés au point de se substituer à l’Etat par la collecte des Fonds afin d’acheter des équipements au FDS, c’est pour aider à l’affermissement de notre souveraineté. Les nigériens d’ici et d’ailleurs ont fait montre d’un grand patriotisme et d’un sens élevé de don de soi. A la date d’aujourd’hui, des 800 FCFA de la tirelire de la jeune écolière offerts en mains propres au président du CNSP, en passant par les dizaines et les centaines de mille collectées dans des hameaux, des villages, des communes et des départements aux centaines de millions des commerçants et des entreprises, plus de sept (7) milliards sont collectés et versés dans le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).   

La levée des sanctions est perçue comme une bouffée d’oxygène. Ainsi, les nigériens s’attendent à voir le prix du sac de riz revenir à 11.000 FCFA au lieu des 13.500 FCFA indiqués par le Ministre du Commerce. Avec le Ramadan qui s’annonce, ils s’attendent aussi à moins de coupure d’électricité, comme c’est le cas aujourd’hui, à une baisse des prix des denrées de première nécessité et d’une manière générale, à la baisse du coût de la vie. Garékou ! A go aran ga, CNSP !

Tradam  

Par Arrêté N° 19 en date du 21 février 2024, on apprend que le Ministre des Affaires Etrangères a décidé de mettre fin aux fonctions de Consuls honoraires dans trois (3) zones du globe, à savoir l’Afrique, l’Europe, et l’Asie. Même si les raisons n’ont pas été évoquées, on peut aisément deviner que c’est certainement pour une reprise en main de notre carte diplomatique.

En revanche, ce que l’opinion, d’une manière générale, et le monde diplomatique en particulier, ne comprennent pas, c’est le manque de courtoisie et d’élégance dans cet Arrêté du Ministre nigérien des Affaires étrangères.  

En effet, le Consul honoraire est chargé de représenter et de promouvoir l’intérêt de notre pays, d’assister nos ressortissants, de faciliter et de promouvoir les relations entre le Niger et le pays où il exerce. C’est dire qu’à un moment ou à un autre, ces Consuls honoraires ont défendu vaillamment nos concitoyens, assuré la visibilité du Niger et promu les relations bilatérales. Ils étaient donc la voix du Niger dans certains pays et cela, malgré la présence des ambassadeurs accrédités.

C’est dire que même s’il y a eu des brebis galeuses dans ce lot, beaucoup méritent de la République. La courtoisie diplomatique et la courtoisie simple auraient voulu, comme on le fait à l’accoutumé pour les Ambassadeurs accrédités au Niger, à défaut d’un cérémonial qu’il ait eu au moins des témoignages officiels de satisfaction pour service rendu à la Nation nigérienne. Il y va de bon procédé diplomatique.

Tradam

Une du journal

Le matinal 2 décembre 2022

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