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Dans le cadre des activités commémoratives de l’édition 2023 de la Journée internationale de lutte contre le SIDA placée sous le thème : « laisser le leadership aux communautés », le Ministère de la Santé Publique a organisé une campagne de dépistage volontaire du VIH/hépatites chez les femmes enceintes, en collaboration avec l’UNICEF, l’OMS, l’ONUSIDA, le Fonds Mondial et Solthis. A travers cette initiative il s’agit d’éliminer la transmission du VIH des mères à leurs enfants à travers une large mobilisation communautaire en vue d’atteindre l’objectif du programme national visant à dépister 95% des personnes vivant avec le VIH, mettre 95% de ces personnes dépistées sous traitement antirétroviral et supprimer la charge virale chez 95% des personnes sous traitement, pour une réponse efficace à la propagation de la maladie qui fait encore des millions de victimes à travers le monde.

Le Ministre de la Santé Publique de la Population et des Affaires sociales, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a officiellement lancé cette campagne de dépistage massif des femmes enceintes le vendredi 1ier décembre à Niamey, au Centre pour la Prévention de la transmission Mère-Enfant (PTME) du CSI Lazaret, en présence du Gouverneur de la région de Niamey, des autorités municipales, des représentants du corps diplomatique, des représentants des Organisations internationales et du Système des Nations Unies au Niger, des autorités coutumières et religieuses, des cadres centraux du ministère de la Santé publique, des responsables du Programme national de lutte contre le SIDA et ceux de la Coordination multisectorielle de lutte contre le VIH/SIDA, les Hépatites et le Paludisme, des représentants des associations nationales et des organisations communautaires, ainsi que plusieurs autres invités.

Lors de son intervention au cours de la cérémonie de lancement, la Représentante des communautaires a insisté sur l’importance de mettre en avant à l’occasion de cette édition, le rôle des communautés dans la lutte contre le SIDA. Selon elle, il s’agit de faire en sorte que les communautés ne soient plus considérées comme des bénéficiaires de leur santé par rapport au VIH, mais plutôt comme acteurs à part entière qui ont leur rôle et leur partition à jouer pour pouvoir atteindre les objectifs de l'ODD 3 à l'horizon 2030.  Pour la Représentante des communautaires, il est important d’impliquer davantage les communautés pour pouvoir créer un environnement encore plus favorable à la lutte d’autant que grâce à l’appui des autorités et des partenaires, on assiste à l'émergence des structures communautaires ainsi que des ONG qui n’ont besoin que de soutien pour une véritable synergie d’actions en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA.

Dans le discours qu’il a consacré au lancement de cette campagne de dépistage, le Ministre de la Santé Publique a réitéré son appel à tous les acteurs communautaires, à plus de synergie pour l’atteinte des objectifs du Programme de dépister 95% des personnes vivant avec le VIH. « Au Niger, voilà bientôt quatre (4) décennies que nous luttons contre cette épidémie. Cela nous a permis d’aboutir à certains progrès. Ces progrès ont été enregistrés avec l’appui des communautaires qui ont vite compris l’importance d’accompagner les efforts du Gouvernement dans la réponse à l’épidémie du VIH », a indiqué le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi. Cependant, le Ministre de la Santé a souligné que des défis restent à relever en matière de lutte contre le SIDA. A cet effet, il a mentionné entre autres, la prévention de la transmission Mère-Enfant ; la problématique de la prise en charge du VIH chez les enfants et les adolescents infectés ; la communication pour le changement sociale et comportementale ; la protection des droits humains des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA.

« Je profite ainsi de cette opportunité pour lancer un appel à la mobilisation de la communauté à accompagner les femmes enceintes à se faire massivement dépister afin d’éliminer la transmission du VIH à leurs enfants, surtout pendant ce mois de commémoration de la lutte contre le VIH/SIDA », a laissé entendre le Ministre de la Santé Publique. « Pour notre part, nous nous engageons à apporter tout le soutien plein et entier au travail vital des communautés dans le cadre de l’atteinte des objectifs cités plus haut », a-t-il rassuré. « Avec la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs à tous les niveaux, je suis certain que nous arriverons à relever le défi », a souligné le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi avant de déclarer ouverte la campagne de dépistage massif volontaire chez les femmes enceintes

Après les différentes allocutions, le Ministre de la Santé Publique et les personnalités présentes ont procédé aux premiers dépistages. Ils ont ensuite visité le dispositif de dépistage mis en place au Centre PTME du CSI de Lazaret pour le bon déroulement de la campagne. Outre la campagne de dépistage volontaire du VIH/Hépatites chez les femmes enceintes, d’autres activités dont l’organisation d’un repas de convivialité avec les Personnes Vivant avec le VIH sont également prévues dans le cadre de la célébration de l’édition 2023 de la Journée internationale de lutte contre le SIDA.

 

Boubacar Hamani LONTO

La Communauté internationale a célébré le vendredi 1ier décembre l’édition 2023 de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, sous le thème : « laisser le leadership aux communautés ». La commémoration de cette Journée vise globalement à contribuer à l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable (ODD3) par la mobilisation des autorités, des bailleurs de fonds et de la population, notamment les femmes enceintes, les jeunes adolescents, en vue d’éradiquer le SIDA d’ici 2030, à travers un engagement soutenu et un sens de responsabilité renforcé par tous. A cette occasion, le Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires sociales, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a livré un message à travers lequel il a appelé toutes les parties prenantes à mettre les communautés au cœur de tous les plans et programmes de lutte contre le VIH. Le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a également fait le bilan des progrès réalisés et les défis à relever en matière de lutte contre le SIDA au Niger.

Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le SIDA est, entre autres, un cadre de manifestation de soutien aux personnes vivant avec le VIH, elle sert également à commémorer les victimes de maladies liées au SIDA. Selon le Ministre de la Santé Publique, l’édition 2023 est célébrée dans un contexte où chaque année, 1,3 million de personnes sont infectées et 630 mille personnes décèdent de maladies liées au SIDA dans le monde. D’après les données de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) évoquées par le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, l'Afrique est le continent le plus touché avec 25,7 millions de personnes vivant avec le VIH, soit plus des deux tiers des personnes vivant avec le VIH dans le monde,

« Au Niger, bien que l'épidémie du VIH soit de basse prévalence (0,4%) dans la population générale de 15-49 ans, elle reste néanmoins élevée chez les professionnelles de sexe (9,6%), les populations carcérales (1%), les réfugiés/Migrants (0,7%) et les jeunes adolescents (0,8%), comme l’a relevé l'enquête de Surveillance de Seconde Génération de 2019 », a-t-il détaillé. Se basant sur les dernières estimations officielles, le Ministre de la Santé Publique a notifié que dans notre pays, quelques 33.854 personnes vivent avec le VIH, 1.114 en sont mortes en 2022 pour une séroprévalence de 0,4%. Néanmoins, selon le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, le Niger a enregistré d’importants progrès dans le cadre de la lutte contre le SIDA. « La Prévention de la Transmission de la Mère à l'Enfant (PTME) dans son volet dépistage est passée à l'échelle au niveau des 1.403 structures sanitaires impliquées dans les activités de la Santé de la Reproduction », a-t-il mentionné, à titre illustratif. 

 Toutefois, le Ministre de la Santé Publique a relevé qu'en fin 2022, la couverture en « tester-traiter » reste encore faible avec 629 sites sur les 1.403 évoqués ci haut, soit 44,83% et la couverture des Centres de Santé Intégrés (CSI), en médiation communautaire n’est que de 27,69%. Aussi, « les résultats globaux obtenus après la mise en œuvre du plan d'élimination de la transmission mère-enfant (2018-2022) montrent un taux résiduel de transmission mère-enfant du VIH de 26,03% sur un objectif attendu de 5% », a-t-il poursuivi. De même, « l'enquête de surveillance de seconde génération a révélé que la prévalence du VIH chez les jeunes adolescents est passée de 0,1% en 2011, à 0,8 en 2019, soit une hausse de 0,7%. Selon cette enquête, les adolescents de 15-19 ans sont les moins informés », a ajouté le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi. « La discrimination et la stigmatisation des Personnes Vivant avec le VIH et autres personnes affectées constituent une entrave à la riposte comme le montre l'Enquête sur l'impact socio-économique du VIH/sida dont les résultats ont fait ressortir que 2,2% des malades ont déclaré avoir été victimes de discrimination au niveau des services de santé », a-t-il également notifié.

Par ailleurs, le Ministre de la Santé Publique a estimé que le thème choisi pour l’édition 2023 de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA constitue à la fois un autre défi et un appel à l'action pour sauver des millions de vies et protéger la santé de l’ensemble des populations. A cet effet, « il faut mettre les communautés au cœur de tous les plans et programmes de lutte contre le VIH, financer de manière complète et fiable les activités communautaires, éliminer les obstacles liés aux rôles de leadership, pour faciliter le rôle des communautés dans les prestations des services de lutte contre le VIH, garantir l’espace de la société civile et protéger les droits humains sans exception y compris des communautés marginalisées et faire avancer la riposte au VIH », a-t-il souligné.

Enfin, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a appelé l’ensemble des acteurs à lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination liée au VIH/SIDA. Il a particulièrement exhorté les familles, les proches, les collègues de travail, la communauté et les agents de santé à continuer à apporter un appui psycho affectif aux personnes vivant avec le VIH.

Boubacar Hamani LONTO

Dans un communiqué de Presse, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le lancement à partir du vendredi 26 mai dernier, de la plus grande campagne de vaccination contre la polio menée en Afrique depuis 2020. Cette campagne qui a débuté dans trois (3) pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment le Niger, le Tchad et le Cameroun avant d’être étendue à la République centrafricaine la semaine prochaine, vise à vacciner près de 21 millions d’enfants âgés de moins de cinq (5) ans, dans un effort conjugué des autorités sanitaires nationales.

Cette initiative intervient après la détection cette année de 14 cas de poliovirus de type 2 dans certains pays. En effet, un (1) échantillon provenant de la surveillance environnementale au Niger a été testé positif pour le poliovirus de type 2, six (6) cas confirmés ont été signalés au Tchad et sept (7) en République centrafricaine. Selon l’OMS, bien qu’aucun cas n’ait été notifié cette année au Cameroun, voisin du Tchad et de la République centrafricaine, le pays participe à la campagne de vaccination afin de prévenir une éventuelle propagation du virus, en particulier dans les zones frontalières.

Aussi, cette initiative plurinationale soutenue par l’OMS avec l’appui de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP), prévoit des opérations synchronisées de vaccination et des programmes conjoints dans les communautés frontalières pour enrayer la transmission de la poliomyélite. Pour la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Matshidiso Moeti, La synchronisation de la campagne garantira l’administration simultanée du vaccin à une vaste cohorte d’enfants dans les quatre (4) pays, afin de renforcer l’immunité contre la polio sur une zone géographique étendue.  

Notons que le Niger, le Tchad et le Cameroun, trois (3) des quatre (4) pays cibles, font partie de la région du lac Tchad qui est confrontée à une situation de violences armées depuis plusieurs années. Cette partie de l’Afrique enregistre également, à l’échelle mondiale, l’une des proportions les plus élevées d’enfants non vaccinés ou sous-vaccinés, qualifiés de « zéro dose ».

Par ailleurs, rappelons que selon l’OMS, la poliomyélite est une maladie virale très contagieuse. Le poliovirus envahit le système nerveux et peut provoquer une paralysie totale en quelques heures. Le virus se transmet principalement par voie oro-fécale ou, moins fréquemment, par une voie commune (par exemple de l’eau ou de la nourriture contaminée) et il se multiplie dans l’intestin. Les premiers symptômes sont de la fièvre, de la fatigue, des céphalées, des vomissements, une raideur de la nuque et des douleurs dans les membres. Une infection sur 200 entraîne une paralysie irréversible (habituellement des jambes). 5 à 10 % des personnes atteintes de poliomyélite paralytique décèdent des suites d’une paralysie des muscles respiratoires.

De même, la poliomyélite touche principalement les enfants de moins de cinq (5) ans. Cependant, toute personne non vaccinée peut contracter la maladie, quel que soit son âge. Et pour l’Organisation onusienne en charge de la santé, tant qu’un seul enfant reste infecté, les enfants de tous les pays risquent de contracter la poliomyélite. Par conséquent, si la poliomyélite n’est pas éradiquée de ces derniers bastions, une résurgence de la maladie au niveau mondial est possible.

Boubacar Hamani LONTO

A travers sa Division de la Santé Néonatale et Infantile, la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant organise du 18 au 19 mai 2023 à Niamey, deux (2) journées de réflexion sur la santé néonatale au Niger. Cette rencontre initiée en collaboration avec l’Association Nigérienne de Pédiatrie (ASNIPED) et le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF) est placée sous le thème : « Mortalité néonatale au Niger : Etats des lieux et Perspectives », elle vise à mener une réflexion multisectorielle sur la mortalité néonatale pour la réduction de la mortalité néonatale et de la mortinaissance au Niger.

La cérémonie de lancement des travaux de la rencontre a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique, Dr Ibrahim Souley, en présence du Chef-Santé à l’UNICEF, le Président de l’ASNIPED, les représentants du Système des Nations-Unies, les cadres des Directions centrales du Ministère de la Santé Publique et plusieurs autres personnalités.

Ces journées de réflexion sur la santé néonatale au Niger interviennent dans un contexte où les taux de mortalité néonatale, infantile et juvénile demeurent élevés dans le pays. En effet, en 2021 on estime que pour 1000 naissances vivantes, 44 enfants décédaient avant d’atteindre un mois, 73 avant leur premier anniversaire et 123 avant l’âge de 5 ans. De ce fait, 44 des décès pour 1000 naissances vivantes surviennent au cours de la période néonatale. Ainsi, à l’issu des 48 heures de travaux qui regroupent des acteurs qualifiés de tous les secteurs concernés, les participants définiront des plans opérationnels et des interventions intersectorielles à haut impact en matière de santé néonatale, avec des orientations pratiques en cohérence avec le Plan d’action pour chaque nouveau-né du Niger (ENAP Every Newborn Action Plan).

Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie, le Président de l’ASNIPED, Dr Ali Soumaila Abdoulaziz, a notifié que ces journées de réflexion constituent un cadre opportun pour parler, sans tabou, des problèmes qui minent la santé des nouveau-nés. Il a aussi affirmé l’engagement de l’ASNIPED à organiser d’autres activités avec les partenaires, en faveur de la santé des enfants au Niger.

De son côté, le Chef-Santé à l’UNICEF, Dr Jean Claude Mulabama, a relevé que depuis un certain temps, on observe une augmentation du taux de mortalité des nouveaux nés au Niger. « Aujourd’hui le taux que nous avons est parmi les taux les plus élevés au monde et il était question qu’on s’arrête un moment pour voir quel est le problème pour les nouveau-nés dans notre pays et pouvoir trouver des solutions afin d’améliorer la survie de ces petits enfants », a-t-il avancé. Ainsi, « au cours de ces journées de réflexion, les discussions vont être beaucoup plus scientifiques, mais aussi des discussions en termes de Santé Publique pour pouvoir rapidement inverser la tendance de mortalité des nouveau-nés et savoir pourquoi nous avons des enfants qui meurent avant leur trentième jour de vie », a souligné Dr Jean Claude Mulabama.  

Se basant sur des données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique a, pour sa part, rappelé qu’en 2019, 2,4 millions d’enfants dans le monde sont morts durant leur premier mois de vie. Il a poursuivi en indiquant qu’on compte environ 6.700 décès de nouveau-nés par jour, ce qui représente 47% de l’ensemble des décès d’enfants de moins de 5 ans, chiffre en hausse par rapport à 1990 où il était de 40%. « Et la situation s’est détériorée davantage du fait des impacts liés à la pandémie de COVID 19 », a ajouté Dr Ibrahim Souley.

Aussi, malgré les progrès réalisés en Afrique subsaharienne en matière de mortalité maternelle et infantile, les données statistiques restent toujours alarmantes, en particulier celles relatives aux nouveau-nés, selon le responsable du Ministère de la Santé Publique. « Dans les pays à ressources limitées, il est établi que 80% de l’ensemble des décès de nouveau-nés résultent de trois (3) principales affections évitables et pouvant être traitées à savoir : les complications de la prématurité, les décès per-partum (y compris asphyxie à la naissance) et les infections néonatales », a-t-il renseigné. « Cependant, dans notre contexte, l’insuffisance dans la qualité de soins, d’infrastructures, de fournitures adéquates pour les soins du nouveau-né du personnel compétent, est aussi en grande partie responsable des décès de nouveau-nés », a relevé Dr Ibrahim Souley.

Notons que ces deux (2) journées de réflexion sont couplées à la première édition de la Journée de néonatologie dans notre pays, une journée célébrée au niveau mondiale le 15 novembre de chaque année depuis 2010. Au Niger, la Journée de néonatologie est célébrée en vue sensibiliser le public aux défis auxquels sont confrontés les nouveau-nés, sains, prématurés et malades, ainsi qu’aux soins spécialisés que les professionnels de la santé doivent fournir pour aider ces nouveau-nés à survivre afin de contribuer à la réduction de la mortalité néonatale au Niger.       

La République Fédérale d’Allemagne, à travers le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), a offert à l’Etat du Niger un important don composé de 71 véhicules tout-terrain, 270 réfrigérateurs solaires et 498 motos, en vue de renforcer les capacités du Gouvernement pour atténuer l'impact des maladies transmissibles, notamment la COVID-19, le paludisme et les maladies à prévention vaccinale. Le Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, Dr Idi Illiassou Mainassara a officiellement réceptionné le don ce mercredi 22 février 2023 dans les locaux du Service d’Entretien et de Réparation du Parc Automobile (Garage SERPA), en présence du Chef de mission Adjoint de l’Ambassade d’Allemagne au Niger, du Représentant de l’UNICEF, des Cadres centraux du Ministère de la Santé Publique et de plusieurs autres personnalités.

Cet appui estimé à un montant de 19.158.495 dollars, s’inscrit dans le cadre du Projet : « Soutenir la logistique de la vaccination au Niger » financé par la Coopération Allemande à travers l’UNICEF. Il intervient à un moment où le Gouvernement du Niger met de plus en plus l'accent sur le renforcement du système de santé à travers les approches multisectorielles, qui peuvent être utilisées pour faire face aux situations d'urgence récurrentes en insistant sur la lutte contre les causes profondes, l'atténuation des risques et l'amélioration de la préparation.

« L’accès à la santé est un besoin et un droit fondamental »

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du don, le Chef de mission Adjoint de l’Ambassade d’Allemagne au Niger, M. Dietmar Bock, a souligné que son pays a souhaité se positionner sur un besoin crucial au Niger, celui de l’accès facile à la santé pour tout un chacun. Il a également rappelé qu’au Niger seulement 38,2% d’enfants de 12 à 23 mois sont complètement vaccinés et plus de 3,1% d’enfants n’ont jamais été vaccinés. « Nous connaissons les chiffres et les défis, dans un pays si vaste, enclavé et dont le taux de natalité est élevé », a-t-il affirmé, tout en soulignant que face à ces défis, l’accès à la santé est un besoin et un droit fondamental. « C’est dans ce cadre qu’une approche basée sur le renforcement des capacités des régions et districts du pays a été adoptée. Cette approche vise à atteindre les objectifs nationaux de vaccination COVID 19, l’accès universel à la vaccination et des approches communautaires intégrées pour la prise en charge des maladies de l’enfant, en renforçant les capacités locales à gérer les services et à effectuer un changement de comportement », a indiqué M. Dietmar Bock.

M. Stefano Savi réitère l’engagement de l’UNICEF à accompagner le Niger dans l’amélioration du bien-être de la mère et de l’enfant

De son côté, le Représentant de l’UNICEF au Niger, M. Stefano Savi, a relevé que cet appui de la Coopération Allemande contribue, entre autres, au financement des différentes campagnes de vaccination contre la COVID 19, au renforcement des actions de communication pour accroitre la demande en vaccination contre la COVID 19, la prévention et le contrôle des infections dans les structures de soins avec l’adduction d’eau et la construction de latrines dans 61 centres de santé dans les huit (8) régions du pays. « Aussi, dans la prévention et la lutte contre les maladies tueuses chez les enfants à travers le renforcement au niveau communautaire de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant et la distribution de moustiquaires imprégnés d’insecticide à longue durée d’action. 84 centres de santé et le District sanitaire de Belbedji bénéficieront d’électrification à travers les panneaux solaires », a-t-il ajouté. M. Stefano Savi, a réitéré l’engagement de l’UNICEF à accompagner le Niger dans l’amélioration du bien-être de la mère et de l’enfant. Par ailleurs, « j’ose espérer que ces équipements, véhicules et motos seront entretenus et utilisés de façon efficiente par les bénéficiaires et contribuera à l’atteinte du Plan de Développement Sanitaire et Social », a laissé entendre le Représentant de l’UNICEF au Niger.

 « Les capacités logistiques du Programme Elargi de Vaccination sont ainsi renforcés »

« Ces équipements acquis à travers l’UNICEF, avec le soutien du Ministère Fédéral Allemand des Affaires Etrangères et de la KFW vont, sans nul doute, contribuer à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants », a souligné, pour sa part, le Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales. Pour Dr Idi Illiassou Mainassara, il s’agit d’un important investissement en faveur de cette franche de la population qui occupe une position stratégique dans les priorités du pays en matière de santé à travers la Politique Générale du Gouvernement, le Plan de Développement Sanitaire et Social, ainsi que la concrétisation des engagements nationaux et internationaux auxquels notre pays a souscrit qui mettent les femmes et les enfants à l’abri des maladies. « Les capacités logistiques du Programme Elargi de Vaccination qui couvre l’ensemble du territoire national sont ainsi renforcés, dont les bénéfices immédiats seront le rehaussement de la couverture vaccinale des enfants de moins d’un (1) an avec une baisse de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies évitables par la vaccination, l’amélioration de la qualité de la supervision formative des activités de vaccination », a-t-il rassuré.

D’importants équipements au profits de plus de 22.000.000 de personnes         

Notons que ce don est destiné à équiper les services de Pédiatrie de l’Hôpital National, de la Direction des immunisations, des 5 directions régionales de santé publique (Niamey, Dosso, Zinder, Tahoua et Maradi) et des 64 districts sanitaires reparties dans les huit (8) régions du pays. Il touche environ 22 750 531 personnes. Cette logistique vient ainsi renforcer l’existant et contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la maladie COVID-19 par l'intégration de la vaccination COVID-19 dans la vaccination de routine au Niger, à travers la supervision les foraines permettant ainsi d’améliorer l’accès des populations, la qualité des soins et contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, infantile et néonatale.

Plus spécifiquement, avec le don des équipements de la chaine de froid solaire, le nombre de points de prestations de la vaccination avec un équipement de chaine de froid homologue dans le pays passera de 75 à 86%. Aussi, 600.000 personnes auront un accès direct de qualité à la vaccination contre la COVID 19, et 60.000 enfants de moins d’un (1) an et 70.000 femmes à la vaccination de routine. De même, il permettra une économie annuelle de 32.400.000 FCFA sur la fourniture des sources d’énergie (achat des gaz etc…) et une augmentation de 1,6% du nombre d’enfants complètement vaccinés.

Lors du Conseil des Ministres du jeudi 19 janvier 2023, le Gouvernement a décidé de la création d’un Ordre National des Techniciens Biologistes et des Biologistes Médicaux (ONTB/BM) dont la mission principale est d’assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession de biologie médicale ainsi que la défense du Technicien Biologiste et du Biologiste Médical dans l’exercice de leur profession.

« En outre, l’Ordre veille au respect des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensable à l’exercice de la profession de biologie médicale à titre public ou privé », selon le Communiqué du Conseil des Ministres.

Aussi, ONTB/BM « donne son avis aux pouvoirs publics, en ce qui concerne la règlementation de la profession de biologie médicale et de manière générale sur toutes questions intéressant la santé publique sur lesquelles il est consulté par le Gouvernement ».

Par ailleurs, le Communiqué précise que l’Ordre National des Techniciens Biologistes et des Biologistes Médicaux dispose d’un Conseil National et des Conseils Régionaux au niveau déconcentré.

Dans un communiqué de presse rendu public le 12 janvier dernier, les Agences des Nations Unies tirent la sonnette d’alarme sur la malnutrition aiguë qui menace la vie de plusieurs millions d'enfants dans les 15 pays sévèrement touchés par une crise alimentaire et nutritionnelle sans précédent. Il s’agit d’une situation qui résulte de plusieurs facteurs, notamment les conflits, les chocs climatiques, les impacts continus de COVID-19 et l’augmentation du coût de la vie, d’après le communiqué de presse.

Selon le document, plus de 30 millions d’enfants dans les 15 pays les plus touchés souffrent d’émaciation – ou de malnutrition aiguë – et 8 millions d’entre eux souffrent d’émaciation sévère, la forme la plus mortelle de dénutrition. « Il s’agit d’une menace majeure pour la vie des enfants et pour leur santé et leur développement à long terme, dont les effets sont ressentis par les individus, leurs communautés et leurs pays », avertissent les Agences des Nations Unies.

En réponse, cinq (5) Agences onusiennes, notamment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), appellent à une accélération des progrès du Plan d’action mondial contre la malnutrition infantile. « Ce plan vise à prévenir, détecter et traiter la malnutrition aiguë chez les enfants des pays les plus touchés, à savoir l’Afghanistan, le Burkina Faso, l’Éthiopie, Haïti, le Kenya, Madagascar, le Mali, le Niger, le Nigeria, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan du Sud, le Tchad et le Yémen », précise le communiqué.    

Cette crise nutritionnelle intervient dans un contexte où les services de santé, de nutrition et autres services essentiels pour sauver des vies deviennent plus difficiles d’accès. « L’émaciation est douloureuse pour l’enfant et, dans les cas graves, elle peut entraîner la mort ou des dommages permanents à la croissance et au développement de l’enfant », avertit Catherine Russell, Directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). « Nous pouvons et devons renverser cette crise nutritionnelle grâce à des solutions éprouvées pour prévenir, détecter et traiter la cachexie infantile à un stade précoce. », ajoute-t-elle. Les agences des Nations Unies appellent à une action décisive et rapide pour éviter que cette crise ne devienne une tragédie pour les enfants les plus vulnérables du monde.

Sous le haut patronage de la première dame, Mme Bazoum Kadidja, présidente de la Fondation Noor, le min- istère de l’Aménagement du Territoire et du Développe- ment Communautaire, a or- ganisé le mercredi 7 décembre 2022 au Palais des Congrès, un Forum sur la Journée Nationale du Relais Communautaire, en collab- oration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) dont l’UNICEF, l’OMS,

Save The Children, entre autres. Ce Forum est destiné à contribuer à la promotion et la valorisation du travail des Relais Communautaires, afin de favoriser leur action au sein de la communauté. La cérémonie de l’ouverture des travaux de ce Forum s’est déroulée en présence du ministère de l’Aménage- ment du Territoire et du Développement Commu- nautaire, du ministre de l’Ac- tion      Humanitaire,      du 

Gouverneur de la région de Niamey, du représentant de l’UNICEF au Niger, du Di- recteur Exécutif de la Fonda- tion Noor, du Directeur Général de l’Agence Nigéri- enne de Volontariat pour le Développement (ANVD), des représentants des PTF, entre autres autres personnalités. L’évènement a également enregistré la présence de plusieurs dizaines de Relais Communautaires provenant de toutes les huit (8) régions du pays.

Notons que la Journée na- tionale du Relais communau- taire de développement au Niger a été instituée par le gouvernement le 3 Novembre dernier, elle est célébrée le 10 novembre de chaque année pour valoriser la fonction de ces volontaires locaux et marquer la  reconnaissance de l’Etat aux services rendus par ces acteurs de développement. La première

Sous le haut patronage de la première dame, Mme Bazoum Kadidja, présidente de la Fondation Noor, le ministère de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, a organisé le mercredi 7 décembre 2022 au Palais des Congrès, un Forum sur la Journée Nationale du Relais Communautaire, en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) dont l’UNICEF, l’OMS, Save The Children, entre autres. Ce Forum est destiné à contribuer à la promotion et la valorisation du travail des Relais Communautaires, afin de favoriser leur action au sein de la communauté.

La cérémonie de l’ouverture des travaux de ce Forum s’est déroulée en présence du ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, du ministre de l’Action Humanitaire, du Gouverneur de la région de Niamey, du représentant de l’UNICEF au Niger, du Directeur Exécutif de la Fondation Noor, du Directeur Général de l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement (ANVD), des représentants des PTF, entre autres personnalités. L’évènement a également enregistré la présence de plusieurs dizaines de Relais Communautaires provenant de toutes les huit (8) régions du pays.

Notons que la Journée nationale du Relais communautaire de développement au Niger a été instituée par le gouvernement le 3 Novembre dernier, elle est célébrée le 10 novembre de chaque année pour valoriser la fonction de ces volontaires locaux et marquer la reconnaissance de l’Etat aux services rendus par ces acteurs de développement. La première édition de la Journée nationale du relais communautaire est placée sous le thème : « Relais Communautaire, puissant levier de développement local en matière de la santé et du bien-être ».

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de l’ouverture des travaux du Forum sur la Journée Nationale du Relais Communautaire, le Représentant de l'UNICEF au Niger, M. Stefano Savi, a affirmé que le Relais Communautaire est essentiel pour la survie de l’enfant, dans un pays comme le Niger, où presque une (1) personne sur deux (2) habite à plus de cinq (5) kilomètres du premier centre de santé. Selon M. Stefano Savi, le Niger compte actuellement plus de 25 000 Relais Communautaires dont 6 405 Relais Communautaires à plus de 5 km d’un centre de santé de base qui offrent le paquet curatif, c’est-à-dire que seuls 13% des enfants âgés de 2 à 59 mois ont accès à un Relais Communautaire fournissant des services de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant. « Au cours de cette année (ndlr : 2022), 763 050 cas simples de diarrhée, pneumonie et paludisme ont été correctement traités par les Relais Communautaires », a ajouté le Représentant de l'UNICEF au Niger. « 129 274 cas ont été référés vers les centres de santé dont 71 758 cas de malnutrition, plus de 45 595 cas graves et 11 921 enfants de moins de 2 mois », a-t-il poursuivi.

Pour M. Stefano Savi, les Relais Communautaires recevant une formation courte, représentent le « chaînon manquant » essentiel entre les grandes aspirations sociétales et les communautés, qui constituent les unes et les autres des vecteurs de progrès nécessitant un soutien massif. En effet, de nombreux éléments de preuve démontrent que les relais communautaires améliorent l’utilisation des services, réduisent les inégalités et offrent une qualité élevée de services et améliorent les résultats globaux notamment en matière de santé, selon le responsable de l’UNICEF. « Je voudrais ainsi féliciter les Relais Communautaires, tout en renouvelant l’engagement de l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers d’accompagner le Gouvernement dans ce processus fondamental pour un avenir meilleur de la population, des femmes et enfants du Niger », a-t-il souligné.

Pour sa part, le ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire, M. Maman Ibrahim Mahaman, a souligné que les Relais Communautaires sont un puissant levier de développement local en matière de la santé et du bien-être, vu leur rôle dans la société. En effet, le domaine de la santé comptabilise l'essentiel du nombre de Relais Communautaires avec plus de 25.300 volontaires répertoriés sur l'ensemble du territoire national, selon le ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire. M. Maman Ibrahim Mahaman n’a pas manqué de rassurer les Relais Communautaires, de l’engagement de son département ministériel à accompagner l'Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement dans ses efforts de mobilisation en vue de trouver des voies et moyens pour la promotion de volontariat communautaire.

Quant au Directeur Exécutif de la Fondation Noor, Dr Harou Oumarou représentant de la première dame Hadjia Hadiza Bazoum, marraine de l’évènement, il a notifié que cette célébration qui donne un cachet particulier aux activités des Relais Communautaires est aussi l'occasion de procéder à une introspection sur les conditions de vie et de travail de ces Relais. Ainsi, « nous avons le devoir de nous mobiliser individuellement et collectivement pour accompagner les actions de plaidoyer à l'endroit des décideurs politiques et des partenaires techniques et financiers », a souligné le Directeur exécutif de la Fondation Noor.

Au cours de cette cérémonie, 16 Relais Communautaires des huit (8) régions du pays, soit deux (2) par région, ont reçu chacun une enveloppe de 100.000 F CFA en guise reconnaissance à leur engagement et leur contribution au développement économique et social du pays à travers la fourniture des prestations dans les secteurs clés dont celui de la santé. Aussi, après une sélection rigoureuse, trois (3) Relais ont été primés parmi les 16. Le premier est de la région de Zinder, le deuxième est de la région de Tahoua et le troisième vient de la Région de Diffa. Ils ont été respectivement récompensés avec une enveloppe de 1.500.000 F CFA, une enveloppe de 1.000.000 F CFA et une enveloppe de 700.000 F CFA.

Rappelons que le Relais Communautaire se définit comme toute personne désignée par sa communauté sur la base d’un certain nombre de critères et qui s’engage à assurer volontairement des services spécifiques rentrant dans le cadre du développement social, culturel et économique de sa localité. Son rôle est de mener des activités de communication pour un changement social des comportements des sociétés. Il sert de passerelle entre la communauté, les services techniques, les Projets et Programmes dans la mise en œuvre de leurs activités dans plusieurs secteurs dont la Santé, l’Education, l’Environnement, l’Agriculture et l’Hydraulique. Bénéficiant de formation thématique, les Relais Communautaires sont bien outillés pour mieux accompagner et soutenir la mise en œuvre des activités et jouent un rôle stratégique dans la communication.

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Le matinal 2 décembre 2022

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